La concentration à venir du marché de l’audiovisuelle confirmée par le CSA.

Ci -joint le retour fait par le CSA (Michel BOYON) à Bruno LASSERRE (président de l’Autorité de la concurrence)à l’occasion des vœux du CSA. Michel Boyon s’est nettement démarqué de la décision du gendarme de la concurrence imposant à TF1 des conditions à l’achat de TMC et NT1. «La justification des concentrations doit être analysée par rapport à ce qu’est l’audiovisuel en 2010 et non pas par rapport à ce qu’il était il y a quatre ans», a déclaré Michel Boyon avant d’ajouter : «Je ne cesse de le dire : nos entreprises audiovisuelles privées n’ont pas acquis la dimension nécessaire pour affronter à armes égales la concurrence internationale. Le regroupement d’entreprises est inévitable», a-t-il conclu.

Cette position est celle que nous soutenons depuis plusieurs mois sur ce blog.

Nous sommes donc ravis de voir que le CSA, en la personne de Michel BOYON, aborde la question de la même manière que nous et confirme par la même occasion la fote concentration internationale qui s’apprête à se produire sur le marché de l’audiovisuelle ou plus largement du contenu vidéo premium.

Il confirme également que le CSA aborde la question de l’international à sa juste valeur ce qui n’a pas toujours été le cas …

La vraie question est quand le marché va-t-il commencer a entamer la bataille des concentrations et quel rôle vont pouvoir jouer les organismes de régulation ?

Quoiqu’il en soit les marchés financiers semblent avoir retrouver la santé nécessaire pour permettre les stratégies de développement massives (autre qu’opportunistes pendant la crise elle même). Les sociétés audiovisuelles n’ont pas toutes passé cette crise de la même manière et notamment les diffuseurs de rayonnement national. Il est donc prévisible que certaines chaines nationales françaises avec une assise financière suffisante cherchent a développer des stratégie de croissance forte et certainement extra nationale ou se voit pour les moins solides attaquer sérieusement par des plus gros groupes. L’enjeu est simple, faire face à l’explosion des outils de diffusion qui dilue l’importance des chaines TV classiques.

Les chaines sur IP, les sites de VOD payant ou gratuit et autre widget TV devraient prochainement renforcé le pouvoir de ceux qui produisent les contenus qui fort d’une taille critique pourraient bien rapidement dicter leur loi sur un marché atomisé. 2 options s’offrent donc aux chaines de TV :

1- Développer de façon massive leur diffusion multi canal et international en mettant en place des standards de diffusion multi plateforme (mobile, internet, TV, IP TV, etc.), en développant des innovations et notamment l’interactivité et enfin en mettant en place une vraie stratégie éditoriale forte sur la base d’accord de diffusion sur internet et d’exclusivité avec les producteurs de contenu (donc en d’autres termes en remontant progressivement en coproduction)

2- Se laisser approcher par les grands producteurs internationaux pour se garantir une politique éditoriale forte et éviter une concurrence trop importante venue de l’étranger et une lutte fratricide avec les autres chaines françaises.

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